29 mai 2008

Attaque sournoise

    En ce jeudi après midi, j'étais tranquillement installée dans le salon devant la télé à faire des trous dans mes copies pour ensuite les ranger dans des classeurs quand une drame eut lieu. La porte du salon donnant sur le jardin était ouverte permettant aux quelques rayons solaires  ayant préalablement traversés la couche nuageuse de pénétrer dans ma maison. Malheureusement pour moi il n'y a pas que le rayonnement solaire qui entra sans ma permission dans mon salon. Quelle ne fut pas ma stupeur quand un bourdonnement se fit entendre et que presque aussitôt j'aperçus l'ombre terrifiante d'un gros insecte volant. Mon esprit ne voulant sûrement pas admettre l'horreur de la situation je considéra tout d'abord que ça devait être un de ces gros insectes noirs qui volent bruyamment. Mais l'évidence m'assaillit en voyant la créature volante se rapprocher dangereusement de moi: cette sale bête devait être un frelon. Mais de loin je ne parvenais pas à voir son extrémité jaunâtre. Néanmoins, je pris mon courage à deux mains, lâcha la perforeuse, sortit de mes couvertures et sauta du canapé. A ma droite se trouvait une porte malheureusement condamné par un canapé. Ni une, ni deux, je chope le canapé et le balance vivement pour enfin ouvrir la porte, que je referme aussitôt. Je cours alors à la seconde porte du salon que je ferme, enfermant ainsi la bête non identifiée. J'attends quelques secondes dans l'espoir qu'elle reparte par ou elle est venue, la suivant du regard derrière la porte en verre en jaune floutée. Seulement voilà, une envie pressante m'assaille. Je m'absente donc quelques secondes. A mon retour, n'entendant plus de bourdonnement je pénètre sur la pointe des pieds dans le salon, et là que vois-je? Sur le rideau de la porte-fenêtre  un gros derrière jaune rayé de noir. C'est bien un frelon et il est toujours là. Aussitôt vu, je referme la porte et cours à l'étage. Putain fait chier ce frelon, j'étais en train de faire du rangement en regardant des vieux épisodes de Fame! J'vais tout louper là...
    Je monte donc à l'étage prendre mon équipement de survie en cas d'attaque de frelons.Oui, j'ai une grande expérience en la matière. L'année dernière j'ai eu droit à deux attaques en une semaine. Et à chaque fois j'étais toute seule. Ces fourbes s'en prennent tout le temps à une jeune fille seule et sans défense. J'te jure, c'est pas très virile ce comportement. J'ai donc mis au point dès la première attaque une stratégie pour repousser ces agresseurs de l'espace. Tout d'abord, enfermer le démon dans le salon. Ensuite monter à l'étage mettre l'équipement de survie: un pantalon de ski par dessus son jean, une robe de chambre bien épaisse, un bonnet, des gants, des lunettes une écharpe qui recouvre bien le visage, des chaussures et des chaussettes qui remontent sur le pantalon. Une fois l'équipement mis, on peut redescendre en bas affronter le frelon. Le but consiste avant tout à déterminer s'il est déja sorti par lui même et si ce n'est pas le cas, à attendre qu'il parte bien gentiment. Mais avant d'entrer dans le salon on a le droit d'appeler au téléphone un proche parent qui la plus part du temps se fout éperdument de la situation dramatique dans laquelle on se trouve. Lors de la première attaque, j'ai fait preuve d'un courage sans borne, j'ai tenté d'ouvrir par l'extérieur la porte sur laquelle le frelon s'était installé. Et c'est en l'observant de l'extérieur que je me suis rendue compte que mon frelon était petit, trop petit. Ce n'était qu'une guêpe. Mais lors de la deuxième attaque c'était un vrai frelon.J'ai eu la chance qu'il sorte tout seul de la maison.
Toujours est il qu'aujourd'hui la situation s'est corsée.   Ayant pris un peu trop confiance en moi, je me suis contenté de mettre une robe de chambre à capuche. J'vous parle pas de l'élévation de la température que cette robe de chambre m'a procuré ... je descends, le frelon est toujours la, il bourdonne sans cesse. Je l'observe virvolté jusqu' à qu'il sorte soudainement de mon champ de vision pour aller au fond du salon. Je ne m' inquiète pas,il va revenir. Ce genre de bêtes est toujours attirée par la porte de sortie même si elles ont beaucoup de mal à la prendre. Mais le bourdonnement s'amplifie, m'assourdit, m'abrutit, il est tout proche, prêt à me sauter dessus , le dard en avant. Mais ce n'est pas possible, il est enfermé dans le salon il ne peut pas m'atteindre. Et pourtant je sens sa présence ou plutôt je l'entends. Il est là, il rode autour de moi. Et soudain, horreur et damnation, je vois au dessus de moi  les pattes du frelon. Il avance tranquillement vers moi. Bientôt tout son corps va sortir de la fissure dans laquelle il se glisse. J'avais hélas oublié la présence d'un jour entre le mur qui aurait du me séparer de lui et la poutre en bois qui traverse la maison. Un tout petit jour, mais bien suffisant pour lui. J'en ai bien assez vu, et aussitôt  je cours dans les escaliers pour m' enfermer dans la chambre de mon frère ou j'avais quelques heures plutôt laissé mon portable et ou se trouve l'ordinateur, unique moyen de communication vers l'extérieur sachant que mon téléphone portable est presque déchargé. Et dans cette chambre, je m'y trouve encore ayant pris soin de calfeutrer avec des coussins l'espace entre la porte et le sol.
    Savez-vous qu'un frelon ne perd pas son dard quand il vous pique. C'est pourquoi il peut se déchaîner sur vous en vous piquant à plusieurs reprises. Horrible bête.
    C'est pas tout ça, mais je n'ai pas envie de rester enfermer toute la soirée ici. Je vais piquer les chaussettes de mon frère , en mettre deux à chaque pied (ou trois), je vais me recouvrir avec la couette et descendre au rez de chaussé, affronter l'horrible bestiole.
    Souhaitez moi bonne chance, car ce coup ci c'est pas mon antivol qui va me sauver la mise.

Posté par didiclub à 18:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Attaque sournoise

    on peut survivre à une attaque de frelons sournois ...

    ... J'en suis la preuve. Il s'est fait la malle. A moins qu'il ne se cache au fond d'une malle. ahAHAHAHH L'humour et moi, une grande histoire d'amour...

    Posté par didiklub, 29 mai 2008 à 19:50 | | Répondre
  • la fissure, la faille, la cassure, le trou béant, la crevasse, la fente, la fêlure, l'interstice, le pore, le sillon, bref le mur lézardé laissa passer le monstre dardu, quel courage d'avoir tenté de l'afronter!
    il m'est arrivée, il y a de celà un peu plus d'un an, quand je révisais un partiel de ST, un même bourdonnement. J'étais à mon bureau, dos à la pièce, fenêtre ouverte, et le bruit s'amplifiait. Je me retourne, quand même, et horeur... un nuage de choses noires et jaunes. J'ai jamais été très douée pour reconnaitre la faune. Tout ce que j'ai fait c'est me barrer bien vite en fermant la porte. Et j'y ait envoyé mon popa pour les virer avant qu'elles n'établissent leur nid dans ma chambre. C'est vrais que la déco est chouette mais je ne cherche pas de colocataires. J'assure le loyer, pas besoin d'autres occupants.

    Posté par manue, 30 mai 2008 à 22:28 | | Répondre
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