19 mars 2008

Pour Manue, la vrai-fausse suite de mon aventure ésotérique nantaise

    Après être sortie du tram en même temps que l' homme à l' étiquette blanche accrochée a la poitrine, j' ai filé le plus vite possible vers mon immeuble, tentant au détour des rues de le semer. Ce que je fis avec brio dès le premier croisement...étant donné qu'il marchait devant moi et donc ne me voyait pas...
    Je suis donc rentrée chez moi , peinard , sans aucune crainte et aucune peur. J' ai tout de même fermée ma porte à clef aussitôt mon dernier orteil entré dans la chambre. Je me suis couchée oubliant très rapidement cette magnifique aventure fruit de mon imagination si fertile. Ma cramaison ( oui ça n'existe pas comme mot..), c'est pas pour aujourd'hui. Et puis zut, je suis à Nantes moi, pas à Rouen.
    Et puis le lendemain matin arrive. Moi qui croyait en avoir fini de cette histoire , je me trompais.  C'était drôle au début , mais ce matin là, c'est vite devenu l' enfer ( façon de parler ...).
    8h30 : c'est la tempête. Je sors de mon immeuble , prête à pourfendre la pluie qui s' abat sur Nantes. J' emprunte alors une rue à contre - vent et non pas à contre - sens. Mais le vent souffle comme jamais je  l' ai vu souffler. Je dois forcer de toutes mes forces pour avancer face au vent déchainé. Je marche, pas après pas  ( ou plutôt orteils après orteils ), mais ce satané vent n' a qu'un but: m' envoyer balader dans l' autre direction. Mais moi je n' ai pas dit mon dernier mot... Ou presque.... Le vent souffle tellement que j' en ai le souffle coupé. Il m' empêche de respirer , il m'étouffe en m' enlaçant de ses bras invisibles. Mon dernier souffle serait il arrivé? Oui , ce terrible vent retire l' oxygène de mes poumons pour prendre sa place. Dans un dernier sursaut de conscience, je parviens à faire demi - tour sur moi même  et à lui présenter mon dos. Mais il a gagné, j' abandonne et je repars dans l' autre sens pour me frayer un chemin dans de rues moins exposées au vent. Et là , ce fourbe  se met à me pousser dans le dos comme pas possible : je manque de trébucher et de passer sous les roues des voitures qui passent ( sans problème elles...). Satané vent...ou Sacré vent diront certains.
     Car ces "Certains" m' attendent dans l' autre rue que le vent m' a forcé de prendre. Vous les avez reconnu tout comme moi quand je les ai vu au bout de la rue.  Ils étaient trois postés à un croisement en se regardant , tout en noir , avec la petite étiquette portant leur nom d' anglais ou bien d' américain  accroché à la poitrine. A croire qu'ils attendaient mon passage, ayant préalablement mis le vent dans leur poche, car aussitôt mon passage devant eux ils se mirent en marche, toujours aussi silencieusement, dans la même direction que moi. Et tous les quatre nous montèrent dans le TRAM en direction de la fac qui se trouve la haut , sur les hauteurs de Nantes...

Posté par didiclub à 19:42 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Pour Manue, la vrai-fausse suite de mon aventure ésotérique nantaise

    C'est pas un aussi bon cru que le premier article. Mais bon , cette fois-ci c'est pas tellement la vérité. Sauf l' histoire du vent qui est véridique.

    Posté par didiklub, 19 mars 2008 à 19:48 | | Répondre
  • hé là tu dois te poser des questions qd meme!
    j'adore, et l'histoire du vent... tu m'as coupé le soufle tellement j'étais en haleine au début de l'article!
    continu à me tenir au courant!

    Posté par manue, 24 mars 2008 à 21:59 | | Répondre
  • et même si c'est un peu pas entièrement vrais, c'est pas grave j'y croi quand même!

    Posté par manue, 24 mars 2008 à 22:03 | | Répondre
  • Bonne Nouvelle...

    Tu n'as jamais voulu me croire ou peut-être était-ce de la modestie, mais je persiste à dire que tu es un excellent écrivain, enfin prends pas trop la grosse tête mais tu as quand même la chance d'avoir l'imagination et l'écriture nécessaire à un livre.

    J'ai bcp aimé aussi l'histoire du vent que l'on met dans sa poche.

    Franchement, tu aurais continuer sur un air mystique, on aurait pu croire lire une nouvelle de Maupassant.

    Posté par Deirdre, 15 avril 2008 à 23:15 | | Répondre
  • Hey, salut Amélie,

    Je viens de replonger dans le passé des blogs, rien n'a bougé ! Je venais voir si toi tu avais poursuivi...
    Comment vas tu ? que deviens-tu ? géologue un jour géologue toujours ?
    Figures toi que je bosse et j'habite à blois depuis un an et demi.
    YO

    Posté par manue, 09 février 2013 à 12:56 | | Répondre
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